Après le Directeur général, le Point focal RAILS-Guinée, Abdoulaye Aziz Bangoura a pris la parole pour présenter le RAILS depuis sa mise en œuvre en janvier 2008 au Bénin jusqu’à nos jours.
Les participants ont posé plusieurs questions sur l’avenir de la plate forme pluridisciplinaire et leur contribution à son animation. Entre autres :
Quels besoins ?
- quelles informations pour quelle collaboration avec les autres secteurs (institutions internationales, privé, santé publique, etc.) ?
- quel intérêt pratique de la formation donnée ?
- quelles autres ressources sur le web pour quel intérêt pratique pour la plate forme ?
- Quels systèmes existants ?
- Qui peut apporter quelle information ?
- Quelle délimitation pour les champs d’action de l’équipe ?
De façon simple et pratique, le point focal, appuyé par le Chef de la division appui scientifique a apporté les éclaircissements nécessaires.
Après cet exercice de questions-réponses, les participants ont travaillé à l’élaboration d’un plan d’action.
Comme tous les pays membres, le Projet Rails a doté la Guinée de 4 ordinateurs, 2 serveurs, 2 imprimantes, deux régulateurs de tensions. Ces équipements sont installés dans la salle d’Internet de l’IRAG où ils seront utilisés par toutes les institutions membres de Rails-Guinée.
Le RAILS est un projet de six ans (2007-2012), financé par la Banque Africaine de Développement (BAD). Il a été conçu pour combler les lacunes existant dans la chaîne d’information : communauté rurale, SNRA, niveau régional, continental, mondial. C’est en effet une composante du CORAF/WECARD qui lui même a pour objectif d’améliorer l’efficacité et l’efficience des petits exploitants agricoles et promouvoir le secteur de l’agrobusiness. Pour cela, il met les producteurs et les utilisateurs au centre de la recherche agricole.
Le projet RAILS a trois composantes :
- Le transfert de technologie et les bonnes pratiques agricoles ;
- La gestion des connaissances de l’information ;
- La gestion et la coordination.
Toutes ces trois composantes sont sous la direction du FARA (Forum Africain pour le Développement de la Recherche) qui reste l’agence d’exécution du projet « Promotion de la Science et de la Technologie pour le Développement de l’Agriculture en Afrique » financé par la BAD.
- De faciliter l’initiative de la formation à travers divers acteurs utilisant des ressources limitées au niveau national, régional et continental ;
- D’établir des systèmes d’information et de formation à travers diverses parties prenantes de la recherche agricole pour le développement qui pourraient catalyser les innovations agricoles ;
- D’équiper les parties prenantes africaines de la recherche agricole pour le développement avec des outils appropriés afin qu’elles puissent enrichir leurs capacités de formation et contribuer à la création d’un environnement de formation pour la recherche agricole pour le développement ;
- De faire un plaidoyer avec des efforts concertés en vue d’augmenter les investissements dans les systèmes d’informations et de connaissance agricoles par les gouvernements et les institutions africaines.
L’atelier de lancement du projet « Système Régional d’Information et d’Apprentissage Agricoles (RAILS) », s’est déroulé du 23 au 24 janvier 2008 à Cotonou (Bénin). Organisé par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF/WECARD) sous les auspices du Forum Africain pour la Recherche Agricole (FARA), cet atelier a connu la participation de 48 participants venant de 20 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre impliqués dans le projet CORAF/WECARD, du FARA et des projets intervenant sur des initiatives similaires (CTA, FAO, CABI).
Les prochaines années, cet appui du FARA pourrait être une précieuse économie d’échelle par rapport aux faibles ressources des institutions de recherche de l’Afrique de l’ouest et du centre, tout en leur permettant de faire des avancées significatives dans le monde du numérique.
Qui avait dit qu’il n’y avait pas de solution à la fracture numérique entre Nord et Sud ?
Senkoun WAGUE |